Discours de la Chancelière allemande en tant que présidente du Conseil devant le parlement européen
La Chancelière allemande, Angela Merkel, s'est exprimée devant les députés européens, en félicitant tout d'abord les nouveaux élus, le président du PE, Hans-Gert Poettering, les vice-présidents et les questeurs, en souhaitant que leur "coopération soit intensive constructive et fructueuse, comme cela doit être le cas avec un parlement conscient de ses pouvoirs".
Elle a ensuite rappelé son origine, la RDA, explicitant sa vision de la "maison" européenne, qu'elle a connue de l'extérieur et de l'intérieur. Selon elle, "l'histoire exemplaire du succès de l'Europe" est "l'œuvre de paix la plus impressionnante de toute la planète", mais a rappelé que 50 ans de "bonheur et de bien-être pour les populations" n'étaient qu'un "battement de paupières par rapport à l'histoire de l'humanité" et qu'il ne faudrait donc pas se perdre sur le chemin de la construction européenne.
Or, paraphrasant Jacques Delors qui voulait "donner une âme à l'Europe", Angela Merkel a estimé qu'il fallait en fait plutôt "trouver cette âme" qui est "déjà là, c'est la diversité" grâce à laquelle "l'Europe tient debout". Elle a également argumenté que la diversité était rendue possible par la liberté et que les responsables européens étaient là pour la garantir car elle "doit être reconquise tous les jours". Reprenant les paroles attribuées à Voltaire, la chancelière a résumé ce combat pour la liberté en disant "je ne suis pas d'accord avec ce que vous dites, mais je donnerais ma vie pour que vous ayez le droit de le dire".
Et de conclure de façon optimiste en se demandant comment, "à partir de nos contradictions, si nous avons réussi à faire quelque chose d'aussi extraordinaire, comment alors ne pas réussir à le faire pour les 50 prochaines années"?