Dans un pays qui compte quatre millions de chômeurs, pourquoi aller chercher de la main-d’œuvre à l’extérieur ? Il faut une politique nationale d’immigration articulée en deux volets : maîtrise de l’immigration clandestine et main tendue à ceux qui peuvent et veulent s’intégrer. En premier lieu, la maîtrise de l’immigration clandestine, en métropole et peut être plus encore en outre-mer. Il faut lutter résolument contre les filières de passeurs et les trafics d’êtres humains. Les immigrés, pour l’immense majorité d’entre eux, n’arrivent pas seul. Ils paient, pour venir, très cher. Il faut très durement réprimer le travail clandestin. Les immigrés clandestins ne restent que s’ils peuvent travailler. Le travail clandestin est la condition de l’immigration clandestine. Chacun sait qu’en réalité il est peu réprimé. La politique d’immigration doit être une politique européenne : il faut une politique concertée de circulation, de visas, d’accompagnement des immigrés. Si un immigré n’est pas admis, il doit être reconduit le plus vite possible, avant que ne se créent des liens familiaux. Si il est admis, il faut l’inciter à s’intégrer à la société française, par un programme d’intégration portant sur la langue française et nos valeurs. L’assiduité à un tel programme serait une condition de régularisation. Les immigrés arrivés clandestinement sur notre territoire ne seraient être régularisé que sur des critères clairement définis : contrat de travail, maîtrise de notre langue et de nos valeurs, connaissance de notre mode de vie. La cause principale de l’immigration, aujourd’hui comme il y a des siècles, c’est la misère : une politique de co-développement avec les pays d’origine permettra de donner à leurs habitants la chance de réussir dans leur propre pays, notamment en impliquant les diasporas. Les pays européens pourraient permettre aux médecins, ingénieurs, techniciens de faire l’aller retour entre leur pays d’origine et pays où ils ont été formes. Il faut un ministre chargé de l’immigration, regroupant sous son autorité les administrations différentes en charges de ces problèmes, assurant le suivi des populations que sont sur notre territoire, intervenant dans les accords de co- développement.
« L’immigration choisie est un leurre, un concept vide de contenu. L’immigration « choisie » s’ajoute à l’immigration subie et ne la remplace pas. »